27/09/2012

Les métiers Biocoop : Chauffeur - livreur

CHAQUE MOIS, BIOCOOP ILLUSTRE L’ATYPISME DE CERTAINS DE SES METIERS EN METTANT A L’HONNEUR UN COLLABORATEUR DU RESEAU

Fanny Del Puppo, chauffeur – livreur, pour la Société de Transport Biocoop (STB) :

 « Le métier est majoritairement masculin, je suis fière de pouvoir démontrer le contraire ! Alors que j’étais tout juste diplômée et novice dans le métier, Biocoop m'a fait confiance dès le début. Au fil des années, j'ai vécu l'évolution de la STB tout en prenant mes marques et aujourd'hui, je me sens pleinement investie dans la société. Cela me conforte dans mon choix et je ne veux en aucun cas changer d'entreprise. »

Le métier de chauffeur – livreur, au sein de la STB, consiste à transporter de la marchandise bio, alimentaire et non alimentaire et à la distribuer dans les magasins du réseau.

Chez Biocoop, la pratique de ce métier se différencie avant tout par des relations humaines mises en exergue au sein de l’équipe, dans une démarche de bien - être pour ainsi favoriser de nombreux échanges entre collègues, avec la hiérarchie et également avec les gérants des magasins biocoops et les producteurs !

Biocoop a à cœur de réduire au minimum l’impact écologique et l’émission de CO2 de ses activités. C’est dans cette optique que l’accompagnement d’un moniteur est mis à dispositionde l’équipe de sa filiale STB afin d’améliorer en continu la qualité de leur conduite : ce moniteur leur rappelle les règles d’une conduite économique et écologique. Avec cette pratique, Biocoop renforce son image d'entreprise éco-responsable.

Fanny Del Puppo : « Cette démarche éco–citoyenne me plait et reflète activement l’image de la société. De plus, le côté humain omniprésent me permet d’avancer tant professionnellement que personnellement. »

Fanny Del Puppo explique son parcours quelque peu atypique :

« Je n'étais pas prédestinée au métier de routier. Auparavant, j’évoluais dans le secteur du tertiaire et des métiers de la comptabilité, du secrétariat. J'avais donc passé mes diplômes en conséquence : BEP métiers de la comptabilité, BAC STT option comptabilité et BTS assistante de gestion PME/PMI. J'ai très peu travaillé dans cette branche. En effet, après quelques temps en poste, je me suis vite rendu compte que ce métier ne me correspondait pas : trop monotone, trop de comptes à rendre. J’ai alors décidé de changer de voie ! Après deux ans de petits boulots, j’ai entamé une réorientation professionnelle, avec l’appui de la mission locale. J’ai ainsi découvert que conduire des camions me plaisait ! Je me suis inscrite dans un centre de formation pour obtenir le CFP financé par le conseil régional d'Aquitaine. Le CFC inclut la FIMO et le permis C. Après avoir obtenu mon permis C, j'ai immédiatement commencé à travailler en faisant quelques missions en intérim dans diverses entreprises de transport puis en longue mission chez Biocoop. Huit mois après, à la fin de ma mission chez Biocoop, je décide de passer mon permis E(C). Me voilà de retour chez Biocoop avec mon permis E (C) (véhicule de catégorie C attelé d'une remorque dont l'ensemble ne relève pas de la catégorie C) en poche! Trois mois plus tard je signe mon CDI avec Biocoop. »

Fiche métier: Chauffeur - Livreur – Les conseils de Fanny Del Puppo

 

« Le chauffeur routier travaille avec des horaires décalés et peut même travailler la nuit. Il faudra avoir la capacité de résister à la fatigue, avoir de bonnes capacités physiques, savoir travailler de manière autonome, avoir beaucoup d'attention, de bons réflexes, un bon équilibre nerveux et une bonne résistance au stress, avoir une conduite irréprochable et le sens des responsabilités. Par conséquent, il faut vraiment être motivé pour exercer ce métier.»

Les formations et les compétences requises

Pour les titulaires du permis C ou E(C) :

  • Impérativement,  suivre une formation initiale (FIMO) de quatre semaines
  • Etre âgé de plus de 21 ans

A 18 ans :

  • Obtention du CFP (certificat de formation professionnelle) conducteur routier ou grand routier
  • Visite médicale obligatoire

Pour les jeunes désirant faire ce métier après la troisième

  • CAP de conduite routière ou le BEP conduite et services dans le transport routier.

Pour le financement des permis C et E(C), se rapprocher des collectivités de sa région ou de son département ou encore des organismes de formations professionnelles.

Et aussi :

  • Etre autonome
  • Etre irréprochable et sérieux dans sa conduite tant professionnelle que personnelle (respect scrupuleux du code de la route. Perdre son permis, c’est perdre son emploi). Fanny insiste sur le fait que les chauffeurs – livreurs sont des professionnels de la route.
  • Respecter la réglementation et la législation en vigueur
  • Savoir communiquer car le chauffeur – livreur représente l’entreprise auprès des clients.

Fanny Del Puppo : « il y a plusieurs possibilités d'évolution, tout d'abord le changement de type de transport, par exemple le transport d'animaux vivants ou matières dangereuses..., ensuite, selon l'aspiration, devenir moniteur en entreprise ou encore travailler sur le quai selon les promotions internes. »

Les contraintes, les avantages

Fanny Del Puppo : « Dans le transport, les contraintes sont les horaires décalés, de jour comme de nuit. Cela demande une organisation et une hygiène de vie particulière. On peut travailler le dimanche et les jours fériés. En revanche, l’employeur nous fait entièrement confiance et nous n'avons  pas en permanence notre "chef sur le dos", ce qui réduit fortement le stress et favorise l'autonomie. »

Rejoindre le réseau Biocoop, c’est choisir de s’impliquer dans un projet atypique, militant et humain. C’est également choisir d’allier ambitions professionnelles et convictions personnelles.